AU SOMMET D'UNE MONTAGNE

Par : Stéphanie Beaudoin ( )
À LA UNE
ÉVASION

J’avais vu le sommet de Montserrat le mois dernier, une magnifique montagne près de Barcelone, en Espagne, où un monastère trône sur la cime de celle-ci. Je faisais maintenant un arrêt en Norvège pour réaliser un rêve : l’ascension de Preikestolen.

Il faut savoir que cette activité n’est pas à la porte d’Oslo, la belle capitale de la Norvège. Il faut prendre un train de nuit qui traverse le pays, en passant par la côte. Dommage que la pénombre ne permette pas d’admirer les paysages nordiques! Cependant, le lever du soleil offre des lueurs sur l’eau qui sont indescriptibles.

Stavanger est une petite ville côtière où l’industrie pétrolière fait tourner l’économie. Il est facile d’aller au port et de se promener dans la ville. Ce qui est vraiment intéressant, par contre, c’est la possibilité de faire plusieurs randonnées, et ce, à l’intérieur de quelques heures de transport.

Kjerag, Kjerag et Preikestolen sont sans aucun doute les sommets les plus populaires du coin. Puisque le temps presse, il fallait faire un choix et c’est sur Preikestolen qu’il s’est arrêté.

Pour se rendre à la fondation de la montagne, il faut d’abord prendre un traversier de Stavanger à Tau. Malgré le vent à écorner les bœufs, la traversée est magnifique. Il y a des petites îles naissant dans l’eau qui sépare les deux villes. Une tonne de petites maisons colorées bordent les rives. Arrivée à Tau, je dois maintenant prendre un autobus pour me rendre à Preikestolen.

La première chose qui me frappe, ce sont tous ces touristes qui ne sont vraiment pas équipés pour monter une montagne. Il faut un minimum de vêtements chauds et des souliers de sport pour être certains de ne pas se blesser.

La montée n’est pas pour les débutants. Le chemin est aménagé avec des marches de pierres et de bois, mais il est tout de même dans un dénivelé important. La vue est à couper le souffle tout au long de la montée. Il y a d’ailleurs plusieurs points d’arrêt pour l’admirer. Le plus impressionnant, par contre, reste la vue au sommet du rocher.

Le vertige est immédiat quand on arrive sur le bord de la paroi. Il y a beaucoup de touristes, mais le panorama nous fait vite oublier tout le bourdonnement des alentours. Le vent ne cessait de me bousculer et je trouvais un malin plaisir à voir mes cheveux voler dans toutes les directions. La cime d’une montagne a ça de bon : elle nous fait craindre le vide, mais nous remplit d’un sentiment d’accomplissement après un effort physique. Preikestolen est un incontournable lorsqu’on fait le voyage jusqu’en Norvège. 

Au sommet d'une montagne