Résilience, persévérance et détermination. Charles Moreau, paracycliste et double médaillé aux Jeux paralympiques de Rio en 2016, connaît les ingrédients de la réussite. L'athlète de haut niveau continue de se surpasser et vise l'or aux Jeux de Tokyo de 2020.

De nature sportive, le deuxième d'une famille de sept enfants a toujours conservé ses aspirations professionnelles au premier plan. En 2008, le Victoriavillois obtient son doctorat en chiropratique de l'Université de Trois-Rivières. La même année, un grave accident de voiture vient assombrir ses débuts de carrière. Sa vie bascule. Il perd l'usage de ses jambes. Le 20 janvier 2008 est une date fatidique pour l'athlète alors âgé de 25 ans, mais elle deviendra un tremplin vers son rêve paralympique. 

Entouré de sa famille et de ses amis, il reprend l'entraînement rapidement et se lance dans le triathlon de façon adaptée.
« J'aimais bouger et être avec mon monde. J'avais du plaisir », explique Charles. En septembre 2008, il commence le vélo à main et l'été suivant, il participe à son premier paratriathlon. Revivre le contexte des compétitions et voir ses efforts récompensés lui ont donné la piqûre. En 2009, il obtient une deuxième place au Championnat du monde de paratriathlon tenu en Australie. 

L'athlète participe aux courses de la Coupe du Québec, aux Championnats canadiens ainsi qu'au circuit de la Coupe du monde de paracyclisme. Membre de l'équipe canadienne nationale depuis 2014, il a remporté le Championnat canadien de paracyclisme à deux reprises. Charles se qualifie ensuite pour les Jeux paralympiques de Rio en 2016. Il revient avec deux médailles de bronze obtenues aux épreuves du contre-la-montre et de la course sur route. Plus jeune athlète de sa catégorie, il désire continuer son ascension vers le podium et obtenir l'or aux Jeux de Tokyo.

Charles s'entraîne vingt heures par semaine. En compétition, sa vitesse moyenne se situe généralement entre 30 et 43 km/h. Son vélo à main (handbike) est fabriqué exclusivement en carbone. Plusieurs ensembles de roues de compétition sont nécessaires. Ces équipements performants et adaptés sont néanmoins dispendieux. C'est pourquoi il organise annuellement des activités de financement et sollicite l'appui de commanditaires afin de réaliser ses objectifs et de continuer à faire rayonner le talent québécois.  

Charles partage son temps entre les entraînements rigoureux et son rôle de père auprès de son petit Alek, âgé de 18 mois, sans oublier Malyk et Zak, les enfants de sa conjointe issus d'une union précédente. Ayant à coeur les gens d'ici, il a su redonner au suivant en remettant entre autres un vélo à main que l'on peut emprunter à la Vélogare ainsi que des bourses à de jeunes athlètes. Par ailleurs, il offre des conférences afin de mettre à profit son expérience auprès des écoles et des entreprises. « Je suis privilégié par le soutien de ma conjointe Jo-Any, de ma famille, de mes amis et de la population », dit-il.

La région peut être fière du parcours olympique de Charles Moreau qui est assurément un modèle d'espoir et de ténacité. On peut suivre le cheminement du paracycliste québécois sur Facebook ou au www.charlesmoreau.com.

 

Objectif : Tokyo 2020